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MARAE ARAHURAHU - CHAQUE SAMEDI DE JUILLET ET LE PREMIER SAMEDI D'AOÛT 2019, : ORI I TAHITI ENTRE EN SCÈNE !

TAHITI, PAPEETE, CONSERVATOIRE (21/05/2019) - Ils seront près de 80 artistes à régaler le grand public, chaque samedi de juillet et le premier samedi d'août 2019, avec leur spectacle, "Âià", qui est un hymne à la notion de Patrie : les chanteurs, danseurs, comédiens et 'orero du groupe Ori I Tahiti, dirigé par Terau Piritua, ont débuté depuis plusieurs semaines leurs répétitions sur les espaces du Marae Arahurahu, à Paea (pk 22.5).

Ci-joint, en trois langues - reo tahiti, français, anglais - le résumé d'un spectacle promettant d'être exceptionnel à plus d'un titre : parce que le lieu en lui même est unique; parce que la troupe, lauréate en titre du Heiva 2018, est au sommet de sa forme.
Et parce que le Marae, c'est avant tout une histoire, une déclaration d'Amour à la beauté et la profondeur de la Culture polynésienne.
Billetterie prochainement ouverte.


TAHITI, PAPEETE, CONSERVATORY (21/05/2019) - There will be nearly 80 artists to delight the general public, every Saturday in July and the first Saturday of August 2019, with their show, "Aià", which is a hymn to the notion of Fatherland: singers, dancers, comedians and orero of the Ori I Tahiti group, directed by Terau Piritua, began their rehearsals for several weeks in the spaces of the Marae Arahurahu in Paea (pk 22.5).

Attached, in three languages - reo tahiti, french, english - the summary of a show promising to be exceptional in more than one way: because the place itself is unique; because the troupe, the title winner of the Heiva 2018, is at its peak.
And because the Marae is above all a story, a declaration of Love to the beauty and depth of Polynesian culture.
Ticketing soon open.


TAHITI, PAPEETE, CONSERVATORY (21/05/2019) - Habrá casi 80 artistas para deleitar al público en general, todos los sábados de julio y el primer sábado de agosto de 2019, con su espectáculo "Aià", que es un himno. A la noción de Patria: cantantes, bailarines, cómicos y oreros del grupo Ori I Tahiti, dirigido por Terau Piritua, comenzaron sus ensayos durante varias semanas en los espacios de Marae Arahurahu en Paea (pk 22.5).

Adjunto, en tres idiomas, reo tahiti, francés, inglés, el resumen de un programa que promete ser excepcional en más de una forma: porque el lugar en sí es único; porque la compañía, el ganador del título del Heiva 2018, está en su apogeo.
Y porque Marae es ante todo una historia, una declaración de amor a la belleza y profundidad de la cultura polinesia.
Pronto se abrirá el ticketing



REGARD SUR UN GRAND SPECTACLE...
I - Un moment exceptionnel de partage de la Culture
LE SIXIEME GROUPE PRODUIT PAR LE CAPF SUR LE MARAE ARAHURAHU - Le Conservatoire artistique de la Polynésie française, Te Fare Upa Rau, propose au grand public Âià : un spectacle produit grâce au soutien du Ministère de la Culture, et réalisé au plan artistique par la troupe Ori i Tahiti, lauréate du Heiva 2018 et dirigée par Teraurii PIRITUA.Ce spectacle sera donné chaque samedi de juillet (6/13/20/27) et le samedi 3 août 2019 à 15:45 sur les espaces du marae Arahurahu à Paea (pk 22.5). Ori i Tahiti est le sixième groupe produit par les équipes du CAPF en six ans après O Tahiti E (2014), Toakura (2015), Tamariki Poerani (2016), Temaeva (2017) et Hitireva (2018).
II - Présentation des artistes
PLUS DE 80 DANSEURS, MUSICIENS, CHANTEURS ET 'ÖRERO - Le thème, écrit par Tane RAAPOTO s'intitule Âià. Le spectacle s'articule autour de quatre tableaux et mettra en scène plus de 80 artistes (52 danseurs et danseuses, 15 musiciens, 7 chanteurs, 2 'örero : Joachim TAMA et Karine TAEA et un pupu himene).Les compositeurs des chants sont Teraurii PIRITUA et Tamatoa KAUTAI (qui ont d'ailleurs remporté, lors du Heiva 2018, le prix des meilleurs compositeurs et le prix du meilleur aparima pour "Hui metua"). Le chef d'orchestre et compositeur des pehe est Tamatea TERAA.Les chorégraphies sont signées Teraurii PIRITUA, Kelly TEROROTUA, Poerava TAEA et Francky TEHIVA. Les costumes ont été créés par Teraurii PIRITUA à partir de matériaux locaux. Les couleurs du spectacle seront pour l'essentiel le marron, l'ocre, le jaune et le vert, afin de représenter la terre dans tous ses états.



III - Accessibilité du spectacle
852 PLACES POUR CINQ REPRESENTATIONS - La réalisation du spectacle "Âià" est possible grâce au soutien de fidèles partenaires de production avec, en premier lieu, le Ministère de la Culture, qui soutient cette démarche depuis six ans. Sont également de précieux partenaires différents services et établissements du Pays : le service du Tourisme, affectataire de la gestion du site; le service des Moyeux généraux (SMG/Présidence) pour le montage et démontage des deux tribunes qui accueilleront le public, avec une capacité de 852 places; les directions de l'Equipement et de la Maison de la Culture, pour leur aide logistique.Le Conservatoire propose un tarif unique pour l'accession au spectacle : 2.000 XPF, sachant que ce tarif n'a pas augmenté en six années d'exercice. La billetterie est assurée par le groupe Radio1/TiareFM via ses guichets à Fare Ute, via ticket-pacific.pf pour les achats en ligne, dans les magasins Carrefour (Punaauia, Faa'a et Arue) et enfin sur place, 1H15 avant le début de chaque spectacle.
*
III - Âià, la Patrie : un regard en profondeurEn langue française
- Âià (la patrie), n'est pas un terme utilisé aussi fréquemment que fenua (la terre). Seul ce dernier a retenu l'attention de tous. Ainsi, c'est seulement l'hymne national qui met en avant la notion de patrie. Sans vouloir privilégier une notion par rapport à l'autre, notre réflexion porte sur la définition de la patrie par opposition à la terre ? Quelle différence y a-t-il entre ces deux concepts dans l'univers Māòhi ?- Les termes âià et kāina ont une origine linguistique commune. Pourtant, l'un est devenu un sobriquet pour qualifier quelqu'un avec peu de manières, qui ne fait pas attention à son « look », un « paùmotu ». Or, un équivalent sémantique de kāina (selon le contexte dans lequel il est utilisé) serait compatriote, désignerait un natif. Aussi, il n'y a rien d'amusant dans l'expression : « lui, c'est un marquisien », « lui, vient des îles sous le vent », « lui, vient des australes ». Le natif (le kāina) est quelqu'un qui sait exactement d'où il vient. Nous devrions donc tous nous résoudre à connaître d'où l'on vient pour nous souvenir de notre patrie.- Cette réflexion a retenu l'attention du groupe Ori i Tahiti, qui souhaite, à présent rappeler à chacun le sens et la valeur du concept véhiculé par le mot âià. Le groupe tentera de développer cette thématique en la définissant de manière générale, puis à travers le prisme sociologique et identitaire.- Nos traditions soulignent que Havaii est la mère des terres, la matrice qui a généré les dieux. Si tel est le cas, la terre est alors à l'origine de l'homme qui, à son tour l'a structuré en vaa mataèinaa (districts). Le placenta, une fois en terre devient le nombril d'une personne. Le lieu ainsi choisi pour recevoir le placenta devient la patrie de cette personne. Par conséquent, le lien qui unit un homme à sa terre trouve son origine au sein de sa patrie. C'est ce bout de terre, au cœur d'un district, que l'on nomme « patrie ». Si les paripari fenua définissent les frontières d'un district, ce sont ces mêmes repères naturels qui définissent la patrie. On trouvera ainsi : le nom d'une montagne, d'une vallée, d'une rivière, d'une place de rassemblement, d'une pointe, d'un lagon, d'une passe. C'est cette beauté qui fleurit depuis l'intérieur des terres jusqu'aux eaux intérieurs qui émouvra le cœur du natif. Ceci deviendra son havre et lui montrera le sens de la vie. Ce lieu est le socle même qui donnera naissance à sa conscience et son identité. Voilà donc une définition succincte de ce que représente la patrie. Lorsqu'une personne se reconnait en tant que taata âià (natif), il se reconnait alors comme un enfant du pays. C'est à ce moment précis que l'adage « a hiò i to mouà » (vois ta montagne) prend son sens.- Observons à présent le concept de âià (patrie), à travers le prisme Māòhi. La terre, c'est la terre mère, elle est donc comme une mère. Dans la vraie vie, nous avons chacun une mère et ce qui la distingue d'une autre, c'est bien le nom qu'elle porte. Si la terre représente la mère, la patrie, quant à elle, représente l'amour qu'elle nous porte. Le nom que porte cet amour, c'est le nom de cette patrie. En acceptant cet amour, nous comprendrons davantage ce que représente la terre mère. Rapelons à cet effet, lorsque l'on se retrouve loin de chez soi, ce n'est pas son île que l'on pleure mais davantage sa famille, sa maison, sa patrie, la vie qu'on y a bâtit. Voilà un aperçu de toute la force que porte ce mot.- Le thème a pour but de rappeler le sens du concept de patrie, plus précisément dans la conception Māòhi. Comme nous le décrivions plus haut, c'est en acceptant l'amour de sa patrie que nous comprendrons davantage ce que représente notre terre mère.
*VI - Le déroulé du Spectacle
Lecture du thème
Premier tableau : Introduction
I – 1. ORERO : Joachim / KarineI – 2. TARAVA TAHITI : « Māòhi iti e »I – 3. OTEA AMUI 1 : « Te âià, tahi ia tuhaa o te hoê fenua »I – 4. ORERO : Joachim
Deuxième tableau : MURIHERE
II – 1. ORERO : Karine II – 2. Himene – Ruàu : « Murihere, e here hope òre »II – 3. Apa rima âmui : « Murihere »II – 5. ORERO: Joachim / Karine
Troisième tableau : TĀVAI
III – 1. Oteà âmui 2 « Te tamaiti âià »III – 2. ORERO: Karine III – 3. Ôteà vahine : « Te reo teie o to òe fenua »III – 4. APARIMA vahine : « Te tiaì noa ra vau i te tamaiti tā ù i tāvai »III – 5. ORERO: Joachim
Quatrième tableau : ÂIÀ
IV – 1. Ôteà TANE : « Ei aho, ei toto, e vai, ei vārua »IV – 2. ORERO: Joachim / KarineIV – 3. APARIMA VAVA : « Ei aho, ei toto, e vai, ei māa, e tāmau ai te ora i te ora i roto i te taata »IV – 4. APARIMA âmui 2 : « Âià »IV – 5. TARAVA TAHITI : « Māòhi iti e »IV – 6. TAKOTO
Äià, reo tahiti
Âià, e parau teie te òre e faaòhipa-pinepine-hia nei mai te parau o te fenua. Te parau noa o te fenua tei mau maitaì i te taata. I roto noa i te hīmene âià e faaroo-faahou-hia ai to na parau. Eere teie i te faahaparaa, e faufaa iti rahi to te fenua, e faufaa atoà rā to te âià. Teie ia te manaò faufaa o teie tuatāpaparaa i nià i te parau no te âià. E aha hoì te âià, e aha hoì te fenua, e aha te taaêraa i rotopū ia rāua.Te taò âià, hoê ā ia e te parau kāina (tei riro ei parau faaôô no te faaìte e « e taata teie tei òre i ìte i te peu », « e taata tē òre e haapaò i te àhu ta na e àhu ra », « e paùmotu »). Te kaina, e parau atoà hia e taata âià. Ia parauhia e, « e Enāta teie taata », « e Raromataì », « e Tuhaa pae », eere hoì i te òhipa faaârearea. Te taata âià (mai te Kaina), e taata tei ìte pāpū maitaì nō hea mau o ia. E teie hiòraa, e mea tià atoà i te taata i te haamanaò e, e âià atoà to tātou.
Nā roto i teie faanahoraa, te ìmi nei te pupu Òri i Tahiti i te haamanaò i te taata i te parau e te faufaa o te âià. Nā roto i teie tumu parau, e tāmata tātou i te hiò i te tahi tātararaa o te âià, to na auraa i roto i te oraraa o te taata, to na tiàraa ia faaauhia e te parau o te fenua.Mai te peu na Havaii i fānau i te fenua e i te mua Atua, na te fenua i fānau i te taata tei faanaho atu i te mau vaa mataèinaa. Te pūfenua, te òhipa ia e faariro nei te fenua ei pū. Te vāhi māìtihia ei pārahiraa no te pūfenua, e riro mai tāua vāhi ra ia ei âià. Te auraa, te tāàmuraa matamua o te taata i te fenua, to na ia âià. Te âià, tahi ia tuhaa o te hoê fenua, o te hoê vaa mataèinaa. Te mau tāpaò ta te hoê paripari e faahiti nei, te mau tāpaò atoà ia e faaoti nei i te parau o te âià : te mouà, te faa, te tahora, te ânavai, te tahua, te òtuè, te roto, te ava. Mai uta e i tai roa, teie te ùnaùna ta te taata âià e mata matamua atu. Na te âià e tāvai ia na, na te âià e haapii ia na. Teie te fero matamua o te iho e te hīroà o te taata. Teie te tahi tātararaa o te parau o te âià. Ia riro te tahi taata ei taata âià, ua riro atoà o ia ei tamaiti no teie fenua. I tāua taime ra e tià ai te parau paari « a hiò i to mouà ».Teie te tahi faahōhoàraa e māramarama maitaì atu ai te taata i te auraa mau o te fenua e te âià. Te fenua, e metua. Mai te mau taata atoà e metua to rātou. Te òhipa e faataaê nei terā metua i terā metua, te iòa ia. Mai te peu te fenua e metua, te âià te here ia mai roto mai i tāua metua ra. E iòa atoà ia to teie here, te iòa i topohia no te âià. E mea nā roto i te faariiraa i te here o te âià e matara atoà ai te ùputa o te fenua. Ia ātea te tahi taata i to na fenua tumu, eita o ia e mihi i te fenua. Te òhipa ta na e mihi, to na ùtuafare, to na fare, to na âià, te oraraa ta na i papa i tāua vāhi ra. Teie te pūai o te âià, te tahi hiòraa o te faufaa iti rahi ta na e amo ra.
Teie te fā o teie tumu parau, te haamanaòraa te auraa o te âià, e to na ihoa rā auraa i roto i te oraraa o te taata. Mai tei faahitihia i nià atu, ia faariihia te here o te âià, e matara te ùputa o te fenua.
*
Présentation en langue anglaise
'Āi'aThe term 'āi'a is not used as often as the term fenua. The latter (land) held people's attention more than the first one (homeland). It's only in the national anthem (himene 'āi'a) that we can still hear the idea of homeland being emphasized. This is not a matter of prejudice, the land has a certain importance, and so has the homeland. Our main line of thought is as follows: What is the homeland, in contrast to the land? What is the difference between these two concepts in the traditional Polynesian (Mā'ohi) world? The terms 'āi'a and kāina have a common linguistic origin (even if the latter has been used to name pejoratively "people acting unmannerly", "who don't know how to dress properly", or "pa'umotu" (inhabitants of Tuamotu islands)). A semantic equivalent to kāina (subject to context of use) would be ta'ata 'āi'a (fellow countryman); otherwise, it refers to a native. And yet, it is not funny to say "He is a Marquesan", "This man comes from Leeward Islands", and "He comes from Austral Islands". Actually, the "ta'ata āi'a" (as the kāina) is literally someone who knows exactly where he comes from. Then we should all consider that each one of us comes from a specific homeland. This consideration held the attention of the Ori i Tahiti troupe, which is now willing to remind each and everyone the meaning and the value of the concept conveyed by the word 'āi'a. The troupe will try to develop this theme defining it generally and then through the sociology and identity lens. Our traditions mention that Havaii is the mother of islands and the matrix that engendered the gods. Fenua (the land) then engendered the humans who in turn, structured it in va'a mata'eina'a (districts). The Püfenua (placenta), once buried, becomes one's navel. The place chosen to receive the placenta becomes this person's 'āi'a (homeland). As a consequence, the first link between a man and his land is the "'āi'a". It is that piece of fenua (land), in a precise va'a mata'eina'a (district) that we call "homeland". As the paripari fenua defines the frontiers of a district, the natural landmarks that it mentions define the homeland. It includes: the name of a mountain, of a valley, of a river, of a gathering place, of a point of land, of a lagoon, of a reef pass. From the inland to the ocean lays the beauty at which the ta'ata 'āi'a (native) marvels. It becomes his shelter and makes him understand the meaning of life. This is the very first foundation that leads him to his consciousness and to his identity. This is a brief definition of what homeland represents. When someone is acknowledged as taata 'āi'a (native), he becomes a child of the country. That is where the ancient saying "a hi'o i to mou'a" (watch your mountain") finds its meaning. Now let's considerate the concept of 'āi'a through the Mā'ohi lens. Fenua is our motherland. In real life, each individual has parents and what makes them different from others is their name. As the fenua (land) represents the parents or the mother, the 'āi'a (homeland) represents the love of these parents, of this mother. And if this love had a name, it would be the one given to this motherland. By accepting this love, we can better understand what the motherland represents. When we are abroad and feel homesick, we do not miss our country, but everything related to "home", hence the expression "homesick"; our home being our 'āi'a. This is an overview of the strength this word is bearing.
The main objective of the study of this theme is to remind us the meaning of 'āi'a, in particular in the Mā'ohi mentality. As we have mentioned earlier, if we let the love from our homeland flow in ourselves, we can understand our true nature. *

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Invité
samedi 20 juillet 2019
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