Il regroupe huit classes d'étude : la danse traditionnelle, qui est la discipline reine, les instruments (Ukulele, guitare traditionnelle, percussions traditionnelles), la classe de himene, la classe d'art oratoire (le Orero) ainsi qu'une classe de culture et langue polynésiennes. Les élèves avancés en danse traditionnelle peuvent également opter pour un cours d'assistance à l'encadrement.
La coordinatrice de ce département est Mme Vanina Ehu.
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Disciplines |
Age limite d’admission en 1ère année |
Observations |
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Danse traditionnelle |
Min. 4 ans |
Ouvert aux filles et garçons |
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Ukulele |
Min. 9 ans |
Tout public |
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Guitare folk |
Min. 9 ans |
Tout public |
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Percussions traditionnelles |
Min. 7 ans |
Tout public |
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Himene |
Min. 6 ans |
Tout public |
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Culture et civilisation polynésiennes |
A partir du cycle 2/3 |
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Art oratoire « orero » |
Min. 13 ans |
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Les instruments de percussions (Pehe) traditionnelles comme le To’ere, le Taerii Parau, le Fa’atete, le Pahu Tupa’i se retrouvent dans tous les orchestres qui accompagnent les groupes de danse. L’apprentissage des différents « Pehe » -cellules rythmiques spécifiques- se fera tout au long des études. A la fin de ces dernières, les élèves devront avoir une maîtrise de tous les instruments, savoir mener un groupe de musiciens, savoir composer par rapport à un texte, des pas de danse, un thème.
Professeurs : Moana URIMA, Hans FAATAUIRA
Himene
Les chants polynésiens sont pratiqués au conservatoire sous quatre formes :
Les deux premiers sont des hymnes poétiques dédiés à la terre et aux dieux, des héros, des rois ou des animaux. Bien que chantés dans le cadre de la liturgie protestante, ils le sont aussi lors de la fête du Heiva i Tahiti. Chaque île voir chaque district a des variantes spécifiques.
Le ûte est un chant pour deux ou trois, accompagné d'un orchestre traditionnel et d'un ukulele ou d'une guitare.
Le pupu himene rassemble jusqu'à 80 chanteurs, et sa polyphonie a six ou dix voix superposées. La base des différents « TARAVA » demeurent des mélodies pré-européenes au même titre que les "ute".
Professeurs :
Mirna TUPORO
Mike TEISSIER
Jadis réservé à quelques initiés ou transmis par voie héréditaire, le Orero connaît depuis peu une résurgence, doublée d’un engouement du public. Cet engouement est notamment dû aux diverses actions de valorisations menées par les services et établissements culturels, par les cabinets des différents ministères de la Culture ainsi que par l’action des associations culturelles.
L’objectif du conservatoire est de préserver et développer cet art oratoire spécifique à notre culture, mais aussi de le rendre accessible au grand public dès lors que ce dernier possède le vocabulaire nécessaire.
Accessible dès l’age de 13 ans afin de les sensibiliser à l’art de la déclamation, le public adulte est accepté car il est susceptible de motiver les plus jeunes grâce à leurs connaissances et à leurs motivations.
Cependant, l’accès à cette classe sera dans un premier temps limité à des personnes possédant un bagage linguistique suffisant dans la langue polynésienne afin d’appréhender de la meilleure manière un art où la parole et la gestuelle constituent l’élément fondamental d’un bon Orero. Dans le cas contraire, une entrevue avec l’enseignant est préconisée.
Il est certain qu’eu égard aux connaissances que doit détenir un Orero - généalogie, histoire, géographie… - l’enseignement qui sera dispensé par le conservatoire permettra principalement aux élèves inscrits d’acquérir les fondements de la pratique de cette discipline pour les débutants, et pour les initiés(e), d’approfondir le mécanisme d’exploitation de cette discipline.
Professeur : John MAIRAI
A partir de la 3ème année du second cycle les élèves suivent obligatoirement ces cours de culture et civilisation polynésienne, afin de connaître et d’approfondir l’histoire de la Polynésie et permettre ainsi, en plus de la pratique de la danse ou instrumentale, d’avoir un solide bagage culturel.
Professeur : John MAIRAI