DISPARITION DE LOUISE KIMITETE : LES HOMMAGES DU MINISTRE DE LA CULTURE ET DU DIRECTEUR DU CONSERVATOIRE

DISPARITION DE LOUISE KIMITETE : LES HOMMAGES DU MINISTRE DE LA CULTURE ET DU DIRECTEUR DU CONSERVATOIRE

mercredi 25 mars 2020
HOMMAGE DE HEREMOANA MAAMAATUAIAHUTAPU, MINISTRE DE LA CULTURE
 
 
HOMMAGE A UNE GRANDE
DAME DE LA CULTURE
 
Je viens d'apprendre, avec une profonde tristesse, la disparition d'une grande, d'une très grande dame de la Culture de notre Pays: Mamie Louise Kimitete vient de nous quitter, ce mercredi 25 Mars 2020. Née à Hatihe’u, dans l’île de Nuku Hiva aux Marquises, Mamie Louise allait avoir 81 ans en juin prochain. Avec notre regretté Coco Hotahota, c'est une seconde grande figure de la culture polynésienne qui s'en va.
Je voudrais ici, en mon nom, au nom du président Edouard Fritch et des membres de notre gouvernement, du directeur du Conservatoire artistique, Fabien Mara Dinard, de tous les professeurs et élèves de Te Fare Upa Rau, adresser nos plus sincères condoléances à la famille de Madame Louise Kimitete, à ses enfants, mootua, hina et toute son immense famille de cœur.
Mamie Louise résume, par son incroyable parcours, le mouvement de renaissance de la danse traditionnelle tahitienne. Elle avait débuté à 16 ans son chemin et sa passion - "la danse est ma prière", disait-elle - avec le groupe 'Arioi de Mémé de Montluc, avant de rejoindre "Heiva", de Madeleine Moua où elle fera la connaissance de Coco Hotahota, Pauline Morgan et Joseph Uura.
Puis elle suivra son mari à Hawaii, durant plus de 10 années. Un passage qui lui fera prendre conscience de l'importance de la transmission des gestes de notre culture commune. Et Mamie Louise, tout naturellement, rejoindra le conservatoire quelques temps à peine après la création de l'établissement, en 1981.
Mamie Louise a aussi chorégraphié des spectacles pour plusieurs groupes : Tiare Tahiti, Temaeva, Temarama, Heikura Nui, Teva i Tai, Toa Reva, ‘Aha Tau… et formé plusieurs lauréats des concours individuels de danse du Heiva.
Peu de femmes se sont autant battues qu'elle pour la transmission des pas mais surtout, de l'esprit de la danse traditionnelle tahitienne. Elle régnait dans sa salle de danse où personne mais vraiment personne n'avaient le droit d'entrer chaussé. Les règles étaient impitoyables, la discipline absolue, mais à la fin, nos élèves, nos enfants, sortaient formés de magnifique manière. C'est à Louise qu'ils et elles le devaient.
Des générations se sont pressées pour suivre ses enseignements. Le monde entier venait lui rendre hommage, notamment lors des stages internationaux à Te Fare Upa Rau. C'est que Madame Louise Kimitete n'était pas qu'une professeure de danse. Elle était également poétesse, et écrivit, durant plus de trente ans, tous les textes que des milliers d'élèves allaient chanter et interpréter place To'ata, sous les étoiles du temple de la danse traditionnelle.
Pour avoir donné autant d'amour autour d'elle, chaque instant, chaque jour de sa vie, c’est parce qu’elle avait un cœur immense, avec de la place pour chacun.
Je lui rends hommage aujourd'hui, au moment où notre Fenua traverse l'une des crises les plus graves de notre Histoire contemporaine.
Je pris pour elle et je lui demande de nous guider sur ce chemin qu'elle empruntait tous les jours : un chemin d'amour et de lumière, le chemin du don de soi aux autres, le chemin du partage. Nous en avons plus que jamais besoin.
 
Heremoana MAATUAIAHUTAPU
 
 
 
HOMMAGE DE FABIEN DINARD, DIRECTEUR DU CAPF
 
AU REVOIR MAMIE LOUISE,
MAURUURU ROA DU FOND DU COEUR
 
J'ai appris, ce mercredi 25 mars, en milieu de matinée, qu'elle était allée rejoindre les étoiles du ciel de notre Fenua. Mamie Louise est partie. Elle allait avoir 81 ans en juin prochain.
Au nom des agents, des professeurs, des musiciens et des 2300 élèves du Conservatoire Te Fare Upa Rau, je présente nos condoléances à sa famille, à sa grande famille. Sa très grande famille, même : nous étions, toutes et tous ses enfants.
Je l'ai serrée contre mon cœur peu avant la période de confinement. Elle voulait nous revoir, au conservatoire, et Vanina Ehu, sa fille spirituelle, que mamie avait formée la première, nous l'avait amenée. "J'aime la vie", m'avait-t-elle dit. Et la vie l'aimait aussi.
Je voudrais, simplement - parce que nous vivons tous ensemble des moments si difficiles - dire à quel point cette femme était exceptionnelle. Exceptionnelle par son engagement de tous les instants au service de sa culture et de sa passion, la danse traditionnelle tahitienne.
Exceptionnelle pour son amour de la transmission de ses savoirs, pour son exigence absolue de recherche de justesse et de sens.
Exceptionnelle pour sa liberté de parole, pour la grande maîtrise de son art. Pour cet incroyable caractère qui nous faisait toutes et tous trembler devant elle. Mais aussi, pour sa gentillesse, ses encouragements, sa volonté de se dépasser à chaque instant.
Toutes ces valeurs, Louise Kimitete nous les a transmises et inculquées durant plus de trente ans au Conservatoire. A l'époque, les anciens se rappellent que nous dansions dehors, à même le sol. Mais nous dansions et les galas de juin, place To'ata, étaient toujours un peu son triomphe car Louise était une plume d'un très grand talent.
Beaucoup ont apporté leur pierre à la construction de notre culture. Je pense à notre Coco Hotahota, qui lui est parti il y a quelques semaines. A bien d'autres encore, qui ont tracé le chemin sur lequel des milliers et des milliers d'entre nous se sont engagés et s'engageront.
Tous les arts méritent d'être vécus et développés, mais la danse traditionnelle porte en elle cette incroyable magie que Mamie nous a transmise, à force d'heures de travail, à force d'écrits talentueux, de chorégraphies ou les corps épousent les pensées, et où une seule raison majeure demeure : aimer. Aimer son Fenua, aimer sa famille, son groupe, son école, sa danse.
Beaucoup seront formé(e)s par Mamie Louise. Beaucoup deviendront professeurs, soit chorégraphes, maitres de ballets, grands danseurs.
Vanina et Erena, Moon, la petite fille de Louise, et Hinavai, Tuarii et Toanui, Hugues, Terau, Mateata, Heiti, Vairani, Kelly, Hinatea, Vaihere, Moena, Loïc, Joëlle, Teruria, Marama et Vaihere, Amandine, Mere et Heimaire, Taiana et Nanihi, Poura, Koleta; Kehaulani et toutes nos jeunes fleurs : Natalia, Orlane, Mahealani, Aisa.
Je ne peux pas tous et toutes les citer, mais nombre d'entre elles et d'entre eux étaient présents quand Louise a pris sa retraite, toujours à To'ata en 2012, où elle sera décorée des mains de Manouche Lehartel, des insignes de chevalier dans l'ordre national du mérite
Mamie, nous ne te disons pas adieu. Car en fait, ta place est tellement forte dans nos cœurs que j'entends ta voie, je vois ton beau sourire, je sens ton impatience mais également, ton admiration face à notre jeunesse qui a tant besoin d'apprendre.
Guide nous, Mamie, notre étoile. Aujourd'hui plus que jamais.
 
Fabien DINARD 
DISAPPEARANCE OF LOUISE KIMITETE
 
TRIBUTE TO A GREAT
LADY OF CULTURE
 
I have just learned, with deep sadness, the disappearance of a great, a very great lady of the Culture of our Country: Mamie Louise Kimitete has just left us, this Wednesday, March 25, 2020. Born in Hatihe'u , on the island of Nuku Hiva in the Marquesas, Mamie Louise will be 81 years old next June. With our late Coco Hotahota, a second great figure in Polynesian culture is leaving.
I would like here, on my behalf, on behalf of President Edouard Fritch and members of our government, the director of the Art Conservatory, Fabien Mara Dinard, all the teachers and students of Te Fare Upa Rau, to send our sincere condolences to the family of Madame Louise Kimitete, her children, mootua, hina and all her huge family at heart.
Mamie Louise sums up, through her incredible journey, the revival movement of traditional Tahitian dance. At the age of 16, she started her path and her passion - "dance is my prayer", she said - with the group 'Arioi de Mémé de Montluc, before joining "Heiva", from Madeleine Moua where she will meet Coco Hotahota, Pauline Morgan and Joseph Uura.
Then she will follow her husband to Hawaii, for more than 10 years. A passage that will make him aware of the importance of transmitting the gestures of our common culture. And Mamie Louise, quite naturally, will join the conservatory shortly after the establishment of the establishment, in 1981.
Mamie Louise has also choreographed shows for several groups: Tiare Tahiti, Temaeva, Temarama, Heikura Nui, Teva i Tai, Toa Reva, ‘Aha Tau… and trained several winners of individual Heiva dance competitions.
Few women have fought as much as she did for the transmission of steps but above all, the spirit of traditional Tahitian dance. She reigned in her dance hall where nobody but really nobody had the right to enter wearing shoes. The rules were unforgiving, the discipline absolute, but in the end, our students, our children, came out trained in a magnificent way. They owed it to Louise.
Generations have flocked to follow his teachings. The whole world came to pay tribute to him, especially during international internships at Te Fare Upa Rau. It is that Madame Louise Kimitete was not just a dance teacher. She was also a poet, and wrote, for over thirty years, all the texts that thousands of students were going to sing and perform in Place To'ata, under the stars of the temple of traditional dance.
For having given so much love around her, every moment, every day of her life, it is because she had a huge heart, with room for everyone.
I pay tribute to him today, when our Fenua is going through one of the most serious crises in our contemporary history.
I took her for her and I asked her to guide us on this path that she took every day: a path of love and light, the path of giving oneself to others, the path of sharing. We need it more than ever.
 
Heremoana MAATUAIAHUTAPU
 
 
 
TRIBUTE FROM FABIEN DINARD, DIRECTOR OF CAPF
 
 
GOODBYE GRAND LOUISE,
MAURUURU ROA FROM THE BOTTOM OF HEART
 
I learned this Wednesday, March 25, mid-morning, that she had gone to join the stars in the sky of our Fenua. Granny Louise is gone. She was going to be 81 next June.
On behalf of the agents, teachers, musicians and 2300 students of the Te Fare Upa Rau Conservatory, I offer our condolences to his family, to his large family. His very large family, even: we were, all and all of his children.
I hugged her tightly before the confinement period. She wanted to see us again, at the conservatory, and Vanina Ehu, her spiritual daughter, whom grandma had formed first, brought her to us. "I love life," she told me. And life loved him too.
I would simply like to say - because we are all living through such difficult times - how exceptional this woman was. Exceptional for its constant commitment to the service of its culture and its passion, traditional Tahitian dance.
Exceptional for his love of the transmission of his knowledge, for his absolute requirement to seek accuracy and meaning.
Exceptional for his freedom of speech, for the great mastery of his art. For this incredible character that made us all tremble before her. But also, for his kindness, his encouragement, his will to surpass himself at all times.
All of these values, Louise Kimitete transmitted and instilled in us for over thirty years at the Conservatoire. At the time, the ancients remember that we were dancing outside, on the floor. But we were dancing and the June galas, Place To'ata, were always a bit of a triumph because Louise was a very talented pen.
Many have contributed to the construction of our culture. I think of our Coco Hotahota, who left her a few weeks ago. To many others, who have traced the path on which thousands and thousands of us have entered and will continue.
All the arts deserve to be experienced and developed, but traditional dance carries with it this incredible magic that Granny has transmitted to us, by dint of hours of work, by dint of talented writings, of choreographies or the bodies espouse thoughts , and where only one major reason remains: to love. Love your Fenua, love your family, your group, your school, your dance.
Many will be trained by Mamie Louise. Many will become teachers, either choreographers, ballet masters, great dancers.
Vanina and Erena, Moon, the little girl of Louise, and Hinavai, Tuarii and Toanui, Hugues, Terau, Mateata, Heiti, Vairani, Kelly, Hinatea, Vaihere, Moena, Loïc, Joëlle, Teruria, Marama and Vaihere, Amandine, Mere and Heimaire, Taiana and Nanihi, Poura, Koleta; Kehaulani and all our young flowers: Natalia, Orlane, Mahealani, Aisa.
I cannot all and all quote them, but many of them were present when Louise retired, still at To'ata in 2012, where she will be decorated with the hands of Manouche Lehartel, badges knight in the national order of merit
Grandma, we're not saying goodbye to you. Because in fact, your place is so strong in our hearts that I hear your way, I see your beautiful smile, I feel your impatience but also, your admiration in front of our youth who so need to learn.
Guide us, Granny, our star. Today more than ever.
 
Fabien DINARD
 
 
DESAPARICION DE LOUISE KIMITETE
HOMENAJE A UN GRAN
SEÑORA DE CULTURA
 
Acabo de enterarme, con profunda tristeza, de la desaparición de una gran, una gran dama de la Cultura de nuestro país: Mamie Louise Kimitete nos acaba de abandonar, este miércoles 25 de marzo de 2020. Nació en Hatihe'u. , en la isla de Nuku Hiva en las Marquesas, Mamie Louise cumplirá 81 años el próximo junio. Con nuestro fallecido Coco Hotahota, una segunda gran figura en la cultura polinesia se va.
Quisiera aquí, en mi nombre, en nombre del presidente Edouard Fritch y miembros de nuestro gobierno, el director del Conservatorio de Arte, Fabien Mara Dinard, todos los maestros y estudiantes de Te Fare Upa Rau, enviar nuestras sinceras condolencias a familia de Madame Louise Kimitete, sus hijos, mootua, hina y toda su gran familia de corazón.
Mamie Louise resume, a través de su increíble viaje, el movimiento de avivamiento de la danza tradicional tahitiana. A los 16 años, comenzó su camino y su pasión, "bailar es mi oración", dijo, con el grupo 'Arioi de Mémé de Montluc, antes de unirse a "Heiva", de Madeleine Moua, donde se encontrará Coco Hotahota, Pauline Morgan y Joseph Uura.
Luego seguirá a su esposo a Hawai, durante más de 10 años. Un pasaje que lo hará consciente de la importancia de transmitir los gestos de nuestra cultura común. Y Mamie Louise, naturalmente, se unirá al conservatorio poco después del establecimiento del establecimiento, en 1981.
Mamie Louise también ha coreografiado espectáculos para varios grupos: Tiare Tahiti, Temaeva, Temarama, Heikura Nui, Teva i Tai, Toa Reva, ‘Aha Tau ... y entrenó a varios ganadores de competencias individuales de baile Heiva.
Pocas mujeres han luchado tanto como ella por la transmisión de pasos pero, sobre todo, por el espíritu de la danza tradicional tahitiana. Ella reinó en su salón de baile donde nadie, pero realmente nadie tenía derecho a entrar con zapatos. Las reglas eran implacables, la disciplina absoluta, pero al final, nuestros estudiantes, nuestros hijos, salieron entrenados de una manera magnífica. Se lo debían a Louise.
Las generaciones se han congregado para seguir sus enseñanzas. Todo el mundo vino a rendirle homenaje, especialmente durante las pasantías internacionales en Te Fare Upa Rau. Es que Madame Louise Kimitete no era solo una profesora de baile. También fue poeta y escribió, durante más de treinta años, todos los textos que miles de estudiantes iban a cantar e interpretar en Place To'ata, bajo las estrellas del templo de la danza tradicional.
Por haber dado tanto amor a su alrededor, cada momento, cada día de su vida, es porque tenía un gran corazón, con espacio para todos.
Hoy le rindo homenaje, cuando nuestro Fenua atraviesa una de las crisis más graves de nuestra historia contemporánea.
La tomé por ella y le pedí que nos guiara en este camino que ella tomó todos los días: un camino de amor y luz, el camino de entregarse a los demás, el camino de compartir. Lo necesitamos más que nunca.
 
Heremoana MAATUAIAHUTAPU
 
HOMENAJE DE FABIEN DINARD, DIRECTOR DE CAPF
 
ADIOS GRAND LOUISE,
MAURUURU ROA DESDE EL FONDO DEL CORAZÓN
 
Este miércoles 25 de marzo, a media mañana, supe que se había ido a unir a las estrellas en el cielo de nuestra Fenua. La abuela Louise se fue. Ella iba a cumplir 81 años el próximo junio.
En nombre de los agentes, maestros, músicos y 2300 estudiantes del Conservatorio Te Fare Upa Rau, ofrezco nuestras condolencias a su familia, a su gran familia. Su familia muy numerosa, incluso: éramos, todos y todos sus hijos.
La abracé con fuerza antes del período de encierro. Quería volver a vernos en el conservatorio, y Vanina Ehu, su hija espiritual, a quien la abuela había formado primero, nos la trajo. "Amo la vida", me dijo. Y la vida también lo amaba.
Simplemente quisiera decir, porque todos estamos viviendo tiempos tan difíciles, cuán excepcional fue esta mujer. Excepcional por su constante compromiso con el servicio de su cultura y su pasión, la danza tradicional tahitiana.
Excepcional por su amor por la transmisión de su conocimiento, por su requisito absoluto de buscar precisión y significado.
Excepcional por su libertad de expresión, por el gran dominio de su arte. Por este increíble personaje que nos hizo temblar ante ella. Pero también, por su amabilidad, su aliento, su voluntad de superarse a sí mismo en todo momento.
Todos estos valores, Louise Kimitete nos transmitió e inculcó durante más de treinta años en el Conservatorio. En ese momento, los antiguos recuerdan que estábamos bailando afuera, en el piso. Pero estábamos bailando y las galas de junio, Place To'ata, siempre fueron un triunfo porque Louise era una pluma muy talentosa.
Muchos han contribuido a la construcción de nuestra cultura. Pienso en nuestra Coco Hotahota, que la dejó hace unas semanas. Para muchos otros, que han trazado el camino en el que miles y miles de nosotros hemos entrado y continuaremos.
Todas las artes merecen ser experimentadas y desarrolladas, pero la danza tradicional conlleva esta increíble magia que Granny nos ha transmitido, a fuerza de horas de trabajo, a fuerza de escritos talentosos, de coreografías o de cuerpos que exponen pensamientos. , y donde solo queda una razón importante: amar. Ama a tu Fenua, ama a tu familia, tu grupo, tu escuela, tu baile.
Muchos serán entrenados por Mamie Louise. Muchos se convertirán en maestros, ya sean coreógrafos, maestros de ballet, grandes bailarines.
Vanina y Erena, Moon, la niña de Louise, y Hinavai, Tuarii y Toanui, Hugues, Terau, Mateata, Heiti, Vairani, Kelly, Hinatea, Vaihere, Moena, Loïc, Joëlle, Teruria, Marama y Vaihere, Amandine, Mere y Heimaire, Taiana y Nanihi, Poura, Koleta; Kehaulani y todas nuestras flores jóvenes: Natalia, Orlane, Mahealani, Aisa.
No puedo citarlos todos, pero muchos de ellos estaban presentes cuando Louise se retiró, aún en To'ata en 2012, donde será decorada con las manos de Manouche Lehartel, insignias. caballero en el orden nacional de mérito
Abuela, no te estamos diciendo adiós. Porque, de hecho, su lugar es tan fuerte en nuestros corazones que escucho su camino, veo su hermosa sonrisa, siento su impaciencia pero también su admiración frente a nuestra juventud que tanto necesita aprender.
Guíanos, abuela, nuestra estrella. Hoy más que nunca.
 
Fabien DINARD